MyxOnexShot

 MyxOnexShot


Un nom peu original.
Des textes qui viennent du plus profond de mon coeur.
Un groupe que je connais depuis deux ans maintenant.
Un groupe que je suis intensément depuis un an.
Mes écrits sur Tokio Hotel.




Il ne s'agira pas d'une fiction, ou pas vraiment. Ce blog constituera en fait mes OS, One Shot pour celles et ceux qui ne reconnaitront pas l'abréviation. Il s'agit de fiction, mais en un seul chapitre. J'essayerais d'actualiser ce blog le plus souvent possible, mais c'est vrai que mes études ne me le permettront pas souvent. J'espère que vous apprécierez mes écrits. Je n'attends que vos encouragements, ou vos critiques pour pouvoir avancer et vous faire ressentir les émotions que je tente par mes écrits de vous faire passer.
Sur ce, je vous souhaite bonne lecture.

Marine


# Posté le vendredi 05 septembre 2008 14:02

« Est ce que tu crois que si je ne t'avais pas rencontrée, tu ne serais pas étendue devant moi? » _____ P.A.S.S.I.O.N. A.M.I.T.I.E. J.A.L.O.U.S.I.E.

  « Est ce que tu crois que si je ne t'avais pas rencontrée, tu ne serais pas étendue devant moi? »          _____                P.A.S.S.I.O.N. A.M.I.T.I.E. J.A.L.O.U.S.I.E.
_____
_____Les larmes coulent sans contrôle le long de ses joues rosies par le froid. Plus rien ne les arrête, elle les laisse aller encore une fois. Elle est près d'elle. Encore. Elle qu'elle a tant aimée pendant toutes ces années qu'elle a eu l'occasion de vivre à ses côtés. Elle qui lui a tant apprit de la vie. Elle qui était tout pour elle. Et elle lui parle aujourd'hui.



_____« Bonjour Clem'. Comment vas-tu aujourd'hui ? Je sais que tu ne peux plus me répondre, mais je tiens encore à te poser toutes ces questions qui sortaient toujours de ma bouche quand je te croisais. Tu sais, je ne vais pas bien moi depuis que je suis seule, sans toi. Tu me manques tu sais, je n'y arrive plus sans toi. Je t'aimais, je t'aimais comme j'aurais aimée une s½ur. Tu étais toi, ma meilleure amie celle que je regardais souvent comme un exemple, celle que j'admirais et qui m'apprenait les choses que je ne savais pas encore. Celle qui me poussait à toujours vouloir plus pour mon bonheur et notre bonheur aussi. Celle qui m'aimait toujours quand je n'étais pas bien. Celle qui était toujours là pour moi, dans les bons et les mauvais moments. Celle qui était plus importante que n'importe qui à mes yeux. Je regrette tellement de t'avoir demandé de m'accompagner tu sais. C'était notre rêve à toutes les deux, c'est sur. Les* rencontrer, pouvoir leur* parler pour de vrai et pouvoir prendre une photo dans leurs* bras... Je t'entends encore quand tu as répondu à mon appel. Comme si cette conversation était enregistrée dans ma mémoire. Je t'ai demandée de t'asseoir pour ne pas que tu tombes et te fasses mal. Et je te l'ai annoncé. J'avais gagné une rencontre avec eux*. Notre groupe, celui qu'on suit depuis maintenant deux ans. Celui qui nous a fait vibrer à travers leurs* paroles et leurs* musiques. Quatre anges qui étaient tellement pour nous, voir peut être tout. C'était une chance inespérée, quelque chose dans lequel nous ne croyons plus du tout depuis tellement longtemps. Comme si cette rencontre nous était interdite. Toutes ces choses qui se sont abattues sur nous pour nous empêcher de les* voir. Notre destin, ne pas les* voir ? Ce jour là, tout m'a démontré que c'était bien le contraire. Le destin voulait qu'on les* rencontre. Et beaucoup plus rapidement que prévu.
_____La cérémonie et leur* passage, juste avant la rencontre je ne pourrais pas l'oublier, toi à mes côtés, ta main dans la mienne, nos yeux qui se croisaient plus d'une fois. Nos yeux brillants et pétillants, plein d'étoiles les remplissant. Une rencontre après la victoire d'un de leurs* très nombreux prix. Encore un m'avais tu dis quand Bill l'a tenu en main. La cérémonie a enfin prit fin, et les bracelets rouges autour de nos deux poignets ont véritablement prit leur sens. Nous allions LES* rencontrer, pour la première et surement la dernière fois. Tu as stressée, je ne t'avais jamais vu dans cet état. Tu me demandais de te rassurer, alors je te le disais : Tout va bien se passer, ce ne sont que quatre personnes normales mais simplement célèbres. J'essayais moi aussi de m'en convaincre tu sais. Et j'avais vraiment du mal, je me sentais obligé de te le dire afin que tu ailles mieux. Et puis on est rentrée, juste toutes les deux. Une des rares rencontres avec si peu de fans. Ils* étaient tous les quatre sur leurs canapés, étalés comme des gros fainéants. Tu m'as souris en le* voyant de si près et en captant mon regard qui ne regardait qu'une personne dans cette salle. Je pouvais lire dans tes pensées : « il est tellement plus beau en vrai ». Et je ne te contredit pas du tout. Ils* sont tellement plus beaux en vrai. Tous les quatre. Tout simplement magnifiques. De près ils en jettent encore plus que sur scène, ce qui peut paraitre assez contradictoire. Pendant quelques secondes nous n'avons pas réagies toutes les deux, nous ne bougions pas, ou alors nous ne faisions que nous regarder toutes les deux pour se rassurer mutuellement. Oui, tout allait B I E N se passer. Et puis j'ai croisé son* regard. Et je me suis souvenue de sa* phrase : « Je n'aime pas aussi quand les gens agissent de façon hystérique. La dernière fois, je voulais serrer la main à une fille mais elle s'est à moitié évanouie. A ce moment là, j'ai pensé : Salut je ne suis qu'un humain », Georg L. Et mes phrases de réconfort m'ont atteintes, il fallait qu'on réagisse sinon, pour quoi allaient-ils nous prendre ? Des hystériques ? Ce que nous n'étions pas franchement. Alors j'ai parlé, mes premiers mots pour eux. « Merci pour tout ce que vous m'avez apporté. » Ils* n'ont pas compris franchement de quoi je voulais parler. Je leur* parlais anglais, puisque je ne suis pas vraiment bilingue allemand. C'est ensuite toi qui a prit la parole et qui les* a remercié très chaleureusement aussi. Ils* avaient tous les quatre ce sourire accroché au visage, comme s'ils* appréciaient notre présence. De vrais sourires, pas des F A K E S. Ils* nous ont proposé de nous asseoir à leurs* côtés, sous les yeux perçants de Saki et Toby, qui avaient peur pour leurs protégés. Notre petit dreadeux a demandé à ses gardes du corps de sortir pour nous laisser en paix. Je revois encore ton regard qui croise celui de Toby. Toi, heureuse, lui, inquiet. Et ils sont partis rapidement, sous le regard soutenu de Tom.
_____Ils* se sont soudainement détendus tous les quatre. Comme s'ils* ne pouvaient pas montrer qui ils* étaient en présence de leur protection rapprochée. On a parlé de longues minutes, sans voir le temps défiler. Pour eux*, il était temps de partir pour l'After, pour une soirée qui s'annonçait arrosée pour fêter cette victoire. Je te regardais souriante, alors que moi j'étais avant même la fin de la rencontre mélancolique. Pendant la rencontre, je me rendais compte que je n'aurais plus la chance de les voir de si près, et ça me faisait affreusement mal. Je t'ai prit la main quand on est sortie et que la porte s'est refermée, et mes larmes ont coulées toutes seules, sans que je ne puisse les contrôler, comme elles sont en train de faire en ce moment même. Et aussi vite que la porte s'était refermée, elle s'est rouverte, Georg. Tu as vu mon regard s'illuminer en un quart de seconde, c'est quelque chose que tu me répétais sans cesse, le regard que je pouvais lui* jeter... Il* nous a parlé, mais je n'ai rien écouté, puis est reparti. Tu m'as regardé, a attendu une quelconque réaction de ma part et tu m'as prise dans tes bras. Des bras que je ne sentirais plus jamais. Des bras que je vais devoir oublier, que je le veuille ou non. Et Dieu sait, que je ne le veux pas. On venait de se faire inviter par le groupe pour la soirée VIP qui allait suivre la cérémonie. Une chance inespérée pour nous deux, quelque chose que nous ne pensions jamais atteindre. Et nous y sommes allées, comme deux stars que nous n'étions pas tout à fait. Comment et quand, je ne sais pas. L'émotion a supprimé toutes les informations inutiles dans mon cerveau.
_____Finalement nous nous sommes retrouvées toutes les deux dans le coin VIP, où nous avons put croiser tellement de personnes célèbres, tellement de personnes dont nous ne soupçonnions même pas la présence dans ce lieu et pour une telle cérémonie. Bill est apparu, il t'a tendu la main et vous êtes allés danser. Tous les deux, ce que tu avais toujours rêvé. Moi, plus timide j'ai préféré me réfugier au bar pour observer tout ce qui se passait autour de moi. Je te voyais, un sourire que je ne t'avais encore jamais vu sur ton visage. Un sourire qui en disait long sur ce que tu étais en train de vivre. Un sourire qui restera aussi gravé dans ma mémoire. Ce moment là, je l'ai prit en photo, et cette photo ne disparaitra pas de ma tête. Toi et lui*, pour la première fois. Je voyais toutes les fans du groupe qui avaient réussies à rentrer dans la boite rageuses et tellement jalouses... Pourtant il ne s'était encore rien passé, tu ne faisais que t'amuser avec lui* finalement, tu faisais ce que tu avais toujours rêvé de faire. Tu concrétisais ton rêve. Je t'ai rejointe sur la piste, je me suis mise à danser près de vous. Vous étiez si beaux à voir tous les deux... Des mains se sont posées sur mes hanches, j'ai joué le jeu, et j'ai dansé sans voir le visage de mon partenaire. Au bout d'un moment, je me suis retournée, et qu'elle ne fut pas ma surprise de voir que c'était lui* ! C'était à mon tour de vivre mon rêve. On a dansé des heures et des heures sans s'arrêter, lui* était endurant et moi j'avais l'habitude de danser des heures. Mon sport n'y était pas pour rien... Puis nous nous sommes séparés et nous nous sommes retrouvés dans une petite salle un peu plus loin. Juste tous les deux, tu es la seule à savoir ce qu'il s'est passé ce soir là, les paroles qui ont été échangées. Pour rien au monde je ne le répéterai. C'est bien trop intime à mon goût. Tu es la seule à le savoir, et tu le resteras. Finalement nous sommes rentrées ensemble, mais pas chez nous. A leur* hôtel. Cette nuit là, impossible de la rayer de mon esprit aussi. Tu l'as passé à parler avec lui*, à lui raconter des choses sur toi que très peu de monde ne savait, des choses que tu avais même eu du mal à m'avouer. Je ne t'en ai jamais voulu tu sais. Je sais pertinemment que tu pensais le contraire, mais non. Je savais parfaitement qui il* était pour toi, je me rendais parfaitement compte de ce qu'il* représentait pour toi, alors je comprenais. Je ne te l'ai pas montré immédiatement, mais en même temps il y avait de quoi le jalouser non ? Cette nuit, je l'ai passé avec mon lui*. Une des plus belles nuits que j'ai put vivre. Se sentir aimer, pour ce que tu es vraiment, c'est tout ce qui compte. Et c'est ce qu'il s'est passé. Sans passer par un acte que nous aurions surement regretté par la suite. Et puis de toute façon, « Georg n'a jamais couché avec une fille, mais il adore les embrasser », Tom K.
_____Le temps est passé, tout allait pour le mieux pour toutes les deux. Tu t'es encore rapproché de lui, tu as terminé dans ses bras dans tous les sens du terme. Et ce qu'on ne savait pas jusqu'à hier soir c'est qu'elles le savaient. On s'est fait avoir, comme des débutantes, toutes les deux. Je ne pensais pas qu'un jour elles pourraient faire une chose pareille. Jusqu'à hier soir. Une soirée que je ne pourrais jamais oublier. Un concert qui a tourné au drame. Comme tous les soirs, nous étions au premier rang, placées du côté de notre bassiste préféré. Et elles étaient derrière nous. Je n'ai rien vu venir, c'était moi à qui le coup était destiné tu sais. C'était mon côté, le côté de M O N copain... C'est moi qui devrais être à ta place. Et finalement, non. C'est toi. C'est toi que j'ai vu t'écrouler parce que tu venais de te prendre un objet pointu dans le dos, un objet pointu qui avait terminé près de ton c½ur. C'est moi qui ai vu le regard affolé de celui que tu appelais ton « ange », c'est moi qui ai vu le regard affolé de tous les membres du staff qui étaient devant moi. C'est à cause de moi si le concert à prit fin. Elles sont parties, toutes sans exception. J'étais seule avec toi dans cette fosse beaucoup trop grande pour un corps et une jeune fille en larmes. Les secours étaient là, tu sais. Ils ont tout fait pour essayer de te sauver. Nous étions tous à ton chevet, en quelques secondes. Et lui*le premier. Il* me tenait la main, alors qu'il* pleurait toutes les larmes de son corps. Et puis finalement, on a entendu le verdict final du médecin : « Nous sommes désolés, nous n'avons pas réussi à la maintenir en vie ». Ma vie s'est écroulée après l'annonce de cette phrase. Tout. Plus rien. Je ne voyais plus rien autour de moi. Le trou noir. Je me suis réveillée deux heures plus tard à l'hôpital, Georg me tenait la main. Je pleurais encore. Rien que l'idée de ne pas te voir à mon réveil me tordait de douleur. J'avais mal, très mal. Aujourd'hui, j'ai toujours aussi mal, même si la douleur s'estompe quand je pense à tes derniers mots. « Aime-le. Il te mérite tu sais. Une personne comme toi est rare. Mon coup de foudre amical. Ne t'inquiète pas pour moi, tout va bien se passer. Je serais heureuse là haut, je veillerais sur vous cinq, vous le méritez. Je vous verrez, et je vous aimerai autant là haut qu'ici, mes sentiments ne changeront pas avec la distance. Bill, je t'aime. » C'est sur ces mots que tu t'es éteinte. Des mots qui m'ont bouleversée toute entière, des mots qui m'ont prise aux tripes. Tu es partie hier, et j'ai déjà l'impression que ça fait des semaines que je ne t'ai pas parlée. Comment vais-je faire dans les jours qui vont suivre Clémence ? Je n'arrive pas à me projeter dans l'avenir. J'ai même peur de le* croiser, de peur que je te vois dans ces bras. Pour moi c'était Clémence et Bill, pas juste Bill. Ca n'existait plus.
Hier une groupie de leur groupe nous a tués. Tous les six. Sans s'en rendre compte, juste parce qu'elle trouvait que toi, et moi prenions trop de place dans leur* petit c½ur. Mais enfin, il est bien assez grand pour nous accueillir ainsi que tous les fans, non ? Maintenant, ils* font la une des journaux, j'en fais partie. Je suis montrée, tout le monde va me connaitre. Et toi aussi, tu es connue comme la petite amie de Bill Kaulitz qui a succombé aux folies d'une des groupies du groupe. La défunte petite amie. Et moi, l'amie abandonnée. Je dois te laisser. Ils vont t'emmener pour te mettre entre quatre planches de bois, pour t'éloigner un peu plus de moi, pour me laisser seule. Je t'aime Clémence, ne l'oublie pas. Toi aussi, tu as et seras toujours mon coup de foudre amical. Il existe, c'est toi. »





_____Plus aucun mot ne sort de la bouche de cette jeune fille traumatisée. La porte s'ouvre, d'autres visages apparaissent. Des visages qu'elle reconnait parfaitement. Bill. Georg. Gustav. Tom. L'un d'entre eux ouvre la bouche pour parler, mais la jeune fille pose son index sur les lèvres de celui-ci pour le faire taire.

_____- En aucun cas, je ne vous en veux. Ce n'est pas de votre faute, le coupa t-elle.
_____- Mais ... , elle l'empêcha de parler en reprenant la parole.
_____- Ce n'est pas de votre faute, c'est la faute de vos groupies, dit-elle.

_____Tous les visages se retournent vers ce lit. Ou plutôt ce cercueil. Parce que oui, ci git Clémence entre des planches de bois. La mort quand elle vous prend un être cher, vous avez l'impression qu'elle ne vous quittera plus. Vous pensez qu'à jamais elle sera présente en vous. Et c'est en partie vrai. Quand vous penserez à cette personne qui a disparu, vous reverrez cette mort faire surface. Tout, tout vous rappelle celui qui est parti, vous a laissé seul dans ce monde que vous n'aimez plus. On ne peut plus s'en débarrasser. Elle reste à vie, aussi paradoxale que cela puisse paraitre. La mort quand elle emporte celui que vous aimez elle vous détruit. Vous anéantie. Aujourd'hui la mort est présente dans le groupe allemand Tokio Hotel, et elle n'est pas prête de partir. Merci qui ? La jalousie.







Ma première OS, et pas la moindre. Une histoire qui me tient vraiment à c½ur pour diverses raisons. Le rôle de cette Clémence tout d'abord, une personne bien réelle dans ma p'tite vie. Et ensuite le thème abordé. La mort mais pas seulement. Je ne vais pas mentir, toutes les groupies me font de plus en plus peur. C'est comme si on ne pouvait plus les approcher sous peine de se faire critiquer et traiter de tous les noms. Je pense à certaines personnes notamment qui se font critiquer parce qu'elles sont les pseudos copines des garçons. A celles ci, je veux dire bon courage. =') On est avec vous. Voilà, j'attends vos impressions avec impatience c'est vrai...
Bien ou pas bien?
Laissez moi un commentaire ici si vous voulez être prévenue quand la prochaine OS sera en ligne.

Si vous avez aimé, faites circuler l'OS ou le blog. N'oubliez pas pour autant que j'en suis l'auteur. Merci de vos déjà nombreux commentaires qui me rassurent beaucoup, et qui me touchent énormément




Si vous en avez le temps et l'envie, venez me noter ici ==> x <==






# Posté le vendredi 05 septembre 2008 14:18

Modifié le vendredi 26 septembre 2008 10:37















«
On s'était dit rendez vous dans 10 ans.
Même jour.
Même heure.
Même pomme.
»














____Est-ce que vous aussi vous avez déjà fait ce pari de se donner rendez vous dans un lieu bien précis et bien significatif dans une dizaine d'années ? Oui ? J'aimerai bien vous entendre, savoir ce que vous avez ressenti en les revoyant, savoir comment ces retrouvailles se sont déroulées. Non ? Je ne vous le conseille pas, on peut être véritablement déçue par les personnes qu'on devait retrouver, comme moi.




[ Flashback ]

12 février 2003

Claire : A table !!!
Bill : On arrive !
Claire : Tout de suite Monsieur Bill, je veux mes cadeaux moi !
Bill : Oui mademoiselle Claire !

____Quand la jeune fille prénommée Claire, de 13 ans aujourd'hui parle, on obéit toujours. Surtout ces quatre garçons qui sont à ses pieds. Quatre garçons que vous devez connaitre, ou pas. Bill et Tom Kaulitz, deux jumeaux de 13 ans eux aussi, bien que de l'année 89. Georg Listing, plus âgé que les trois autres, 15 ans et bassiste en herbe. Et enfin Gustav Schäffer, 14 ans et batteur dans leur groupe « Devilish ». Les voilà tous les cinq réunis chez Claire, pour fêter ses 13 ans. Elle avait voulu réunir tous ceux à qui elle tenait le plus pour cette journée très importante à ses yeux. Oui, parce que pour elle 12 ans c'est être « petite », alors que 13 c'est être « grande ». Cette théorie, elle avait commencé à l'élaborer quand ses jumeaux de meilleurs amis avaient atteints les 13 ans. Depuis, ils ne cessaient de la titiller en lui disant qu'elle était encore une « petite ». Des remarques, qui la blessaient sans le vouloir. Et aujourd'hui elle allait devenir « grande ». Comme eux.

____Eux, elle les avait comme voisin depuis qu'elle avait emménagé dans la ville de Magdeburg. Elle n'avait pas osé aller leur parler dans un premier temps parce qu'ils l'intimidaient, et qu'ils se ressemblaient bien trop. Elle avait peur de les confondre. Une préoccupation qui peut nous paraitre dérisoire, mais pour elle c'était une véritable muraille de Chine. C'est donc eux qui avaient fait le premier pas, premier pas demandé par leur mère, Simone. Ils étaient venu lui parler et lui avait lancé un : « Bonjour » à l'unisson, ce qui avait fait totalement paniquer la petite Claire, alors âgée de 6 ans. Et puis le temps avait fait les choses, et tout s'était calmé. Les deux jumeaux se différenciaient par leur style et leur coupe de cheveux très différente. Les dreads de Tom, avec lequel lesquelles elle aimait tant s'amuser et les yeux de Bill dans lesquels elle aimait tant plonger. Les années passaient, et le goût prononcé de Bill pour les mots se développait comme celui de Tom pour la guitare. Les premières chansons de Bill, les premiers accords de Tom, elle avait tout vécu. En vrai. En même temps qu'eux. Avec eux. Elle a aussi rencontré Georg avec les trois autres. Parce qu'elle connaissait Gustav, comme les jumeaux. En quelque sorte, son enfance et son début d'adolescence sont étroitement liés à ceux de quatre garçons qui sont réunis autour de cette grande table.

Bill : C'est qui qui
Claire : Mais non Bill ! On ne dit pas « c'est qui qui », mais « qui est ce qui »... C'est désespérant à force de te le répéter
Bill : Excuse-moi...
Claire : Je t'excuse ! =')
Bill : Merci ! Bon, je disais... Qui est ce qui donne son cadeau le premier ?
Tom : Puisque tu proposes, commence donc.
Bill : Mais non, moi je suis le dernier ! On dit toujours « le meilleur pour la fin ».
Gustav : Mais oui Bill... Tu seras le dernier !
Georg : Mais non, j'avais dit que ça serait moi !
Claire : C'est bien ça, battez vous pour moi ! Continuez donc !

____Les deux garçons se regardèrent dans un même mouvement, et explosèrent de rire.

Georg : Je te cède ma place ô grand Bill !
Bill : Non, c'est moi .Vraiment, j'insiste.
Claire : Bon, maintenant ça suffit. Je veux mes cadeaux !

____Elle vit alors quatre paires de mains se tendre vers elle, c'était exactement ce qu'elle voulait. Etre le centre de l'attention, la plus importante pour eux. Elle sourit et fit mine de réfléchir pour savoir lequel prendre en premier, juste afin qu'ils aient quelques crampes... Quel sadisme ! Elle commença par Tom, puis Gustav, et prit les paquets de deux derniers afin qu'il n'y ait pas de jaloux. Cette jeune fille arrivait toujours à mettre tout le monde d'accord, à calmer la tension qui pouvait naitre au sein du groupe. Elle fut gâtée par cette bande de jeunes garçons qui ne cherchait qu'à voir son sourire accroché à son visage.

Claire : Dites les garçons, vous me faites la promesse que dans 10 ans on se retrouvera dans le plus grand hôtel d'Hamburg ? Pour voir ce qu'on est devenu ?
Bill & Georg & Gustav & Tom: Oui !
Claire : On se tape dans la main alors pour conclure le marché!

____4 mains se retrouvèrent dans un même mouvement, le pacte était scellé. Il ne restait plus qu'à compter les années, les mois, les jours et les heures qui les séparaient de ces « retrouvailles », heureuses ou non ?

[ Flashback ]


12 février 2013. Hamburg.

____Un vent de février, très froid, souffle fortement sur la plus belle ville allemande. Une jeune fille se trouve devant la porte d'un hôtel, attendant désespérément de les voir. De les croiser, de leur parler encore une fois. 8 ans qu'ils étaient partis. 8 ans qu'elle avait déménagé juste après leur départ pour se soigner de son chagrin. 8 ans qu'il l'avait laissé. 8 ans qu'elle l'aimait encore. 8 ans qu'ils étaient devenus les Tokio Hotel. Elle attend parmi toutes ses filles qui ne rêvent que de voir leurs idoles, ceux qu'elles considèrent comme la perfection... Mais si vous saviez qui ils sont vraiment... Et puis, après quelques remarques qui la ramènent à la réalité, elle s'écarte de ses « folles » et se dirige vers l'entrée de l'hôtel. Un majordome l'empêche de rentrer :

Majordome : Ils ne sortent pas ce soir.
Claire : C'est parfait. Je ne suis pas venue pour ça. Est-ce que je pourrais avoir accès à ma chambre maintenant s'il vous plait ?
Majordome : Vous n'êtes pas une fan ?
Claire : Je les connais, ça s'arrête là. Je peux entrer s'il vous plait.
Majordome : Je suis désolé, mais j'ai eu l'interdiction de faire rentrer dans l'hôtel toute personne dans votre style.
Claire : Mon style ? Qu'est ce que vous voulez dire par là ?
Majordome : Jolie jeune fille blonde ou brune qui doit avoir moins de 18 ans, et qui est surement fan du groupe qui se trouve ici.
Claire : Ah bon ? Et bien écoutez, je vais devoir entrer quand même. J'ai une chambre, et je ne compte pas dormir dehors. Alors ce que vous pouvez faire, c'est appeler vos stars, leurs demander si elles m'autorisent à prendre possession de ma chambre, puis me laisser entrer. On fait comme ça ? Merci. J'attends leur réponse.

____L'homme la regarde encore fixement pendant un moment, puis comprend qu'il doit aller faire ce qu'elle vient de demander. Sinon, il risque d'avoir des problèmes. Après tout, peut être est-elle vraiment une cliente de l'hôtel... Il revient 10 minutes plus tard, penaud.

Majordome : Vous pouvez rentrer, le groupe accepte.
Claire : Comme ils sont aimables. Je vais aller les remercier pour leur grande bonté.

____Enervé, ce petit bout de femme est énervé. Alors comme ça le groupe a accepté qu'elle entre dans l'hôtel. Mais quel honneur. A en croire les insultes et les regards des jeunes filles qui, elles, sont restés sur le bord du trottoir c'est véritablement un honneur. Oh mais si vous saviez qui ils sont... Après un bref passage à l'accueil pour récupérer sa clé, direction l'ascenseur pour rejoindre sa chambre. Et là, quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur l'un deux.

... : C'est moi qui t'es permis de rentrer.
Claire : Qu'est ce que je suis supposée te dire ? Merci ?
... : Je pense que oui.
Claire : Et bien merci alors ô grand Tom.
Tom : Comment connais tu mon prénom ? Je croyais que tu n'étais pas fan.
Claire : Fan non. Mais je te connais, et mieux que tu ne le penses. Le pacte, tu t'en souviens ?

____C'était son étage. Il aura le temps de lui glisser un « chambre 483 ». Un petit pincement au c½ur... La chambre 483. Une chambre qu'elle connait par c½ur. Bien mieux que lui d'ailleurs. Une larme coule sur sa joue. Il a oublié. Ils ont oublié. Elle se pose deux minutes dans sa chambre, et va rejoindre la chambre 483, une nouvelle fois. Elle tape à la porte, il vient immédiatement lui ouvrir.

Tom : Tiens, ça ne m'étonne pas que tu sois là. Tu veux boire quelque chose ?
Claire : Non.
Tom : Tu as une idée en tête ou ?

____Elle va surement regretter son geste, mais elle le fait quand même. Elle s'approche et colle ses lèvres aux siennes. Tout remonte comme un haut le c½ur. Tous ses souvenirs d'eux. Tout ce qui a disparu quand il est parti sans la prévenir, parti pour cette tournée. Tournée qui l'a détruite. Leur baiser prend de l'ampleur quand la main du guitariste passe en dessous du haut de la jeune femme. Une seconde d'hésitation, puis plus rien. Le désir prend le dessus. Désir de le ressentir encore une fois en elle, dans cette chambre 483. Ils s'embrassent pour faire encore monter le désir. On pourrait croire à de la passion, mais non c'est plutôt un comportement dicté par les pulsions, enfin en ce qui concerne le jeune homme de la situation. Il ne laisse pas à sa compagne le temps de le déshabiller, c'est lui qui contrôle la situation, ou en tout cas c'est ce qu'il essaye de montrer. Vous comprendrez, ça fait plus d'une semaine qu'il ne s'est pas « faite » une fille. Un exploit ! Le voilà en boxer devant une femme qu'il ne reconnait pas, une femme dont il est persuadé ne rien connaitre. Elle, tremble. De peur, oui. Elle ne reconnait pas l'homme qu'elle aimait, et aime peut être encore. Elle ne reconnait pas celui qui a touché son corps pour la première fois alors qu'elle était encore si jeune. Elle ne comprend pas. Il la déshabille du regard dans un premier temps, s'attardant longuement sur la poitrine imposante de la jeune fille, puis la déshabille tout court. Elle se laisse faire, terrorisée. Elle le voulait avant d'entrer dans cette salle, mais plus maintenant. Il lui fait trop peur, elle ne veut plus. Et pourtant... En très peu de temps, il se retrouve au dessus d'elle, sur le lit. Elle lit en ses yeux du désir, juste du désir. Des yeux qu'elle ne peut plus quitter, des yeux qui la rassure quelque peu, même si elle sait que ce qu'elle est en train de faire est mal. Il se relève, attrape un préservatif, l'enfile et pénètre en elle. Pénétration qui arracha un cri de douleur à la jeune fille. Jamais, ô non, jamais, il ne lui avait fait ça. Il entame ses mouvements de vas et viens, et s'enfonce toujours plus en elle. Il prend son pied, oui elle est bonne. Par contre elle, c'est tout autre chose. A chaque mouvement, elle souffre un peu plus. Elle souffre de voir qu'elle s'est trompée sur toute la ligne. Il n'est pas celui qu'elle pensait. Jamais. Comment avait-elle put penser, ne serait-ce qu'une seule minute qu'il puisse être différent !? Comme tous. Voilà, c'est fait. Il s'écarte d'elle, il a eu ce qu'il voulait. Sa respiration saccadée en dit long. Et il s'endort, immédiatement.

____Le 12 février 2013, une jeune fille ne dort pas. Elle vient de se rendre de quelque chose. Quelque chose de si dur à accepter. La voilà en train de réfléchir, seule éveillée dans cette grande chambre qu'elle ne connait que trop bien. « Tu m'aimes ? » C'est la seule phrase dont elle se souvient. La dernière phrase qu'il avait prononcée à son égard. Il était parti ensuite... Elle ne dormira pas de la nuit, s'imprégnant toujours plus des traits de l'homme qui est étendu à ses côtés.

13 février 2013

____Il se réveille.

Claire : C'était mon anniversaire hier...
Tom : Et bien, pour la peine je ne vais pas te laisser partir maintenant. Tu vas avoir le droit de déjeuner avec moi et le groupe. Un honneur non ?
Claire : ...

____C'est exactement ce qu'elle voulait. Savoir comment était le reste du groupe. Sont-ils tous comme lui ? 10 minutes plus tard, elle est en bas, elle se tient près de Tom, parce qu'elle a peur. Peur de les revoir. Peur de souffrir un peu plus. Ils sont tous là. Et étonnés de voir leur ami en charmante compagnie.
Bill : C'est qui elle ?
Tom : Ben je sais pas, je ne connais pas son nom moi !
Georg : Mais quel cas désespéré ! C'est quoi ton nom ?
Claire : Claire.
Bill : Tiens, c'est marrant. Ce nom me dit quelque chose. Surement une de ses chieuses de groupiasses.
Claire : Surement...
Bill : Tu dis ?
Claire : Rien
Bill : Si, si. Tu m'as adressé la parole, alors tu termines.
Claire : Tu n'en vaux pas la peine
Bill : Mais attends tu te prends pour qui là ?
Claire : 12 février 2003. Magdeburg. Une promesse, se voir dans 10 ans. Hier, le 12 février 2013. 25 mars 2005. Un pacte, plus de sexe dans la chambre 483. Et pourtant, tu l'as rompu hier soir. Tout à changé. Vous surtout. Je crois que je n'ai jamais été aussi déçue de ma vie qu'aujourd'hui. Merci de m'avoir ouvert les yeux. Tom, tu ne m'as jamais fait aussi mal qu'hier.

____C'est la vérité qui blesse. Qui fait mal. Et cette vérité la détruit tout doucement. La consume progressivement. Les savoir si différent la tue. Perdre quatre personnes en même temps c'est comme ne plus vivre pendant un quart de seconde. C'est changer. Prendre une nouvelle direction. Faire un point sur son existence. Reprendre tout du début. Se décevoir aussi.. Déçu d'avoir cru en eux.





________




____On s'était dit rendez vous dans 10 ans.
Je crois que je n'aurais pas du venir.
Tu n'es plus toi.
Vous n'êtes plus vous.






Ma seconde. Est ce que ce serait mentir que de vous dire que je ne l'aime pas? Que je ne suis pas satisfaite de moi quand je lis ce bout de texte? Je n'arrivais pas à faire passer ce que je voulais. Tout ce que je ressens par rapport à eux maintenant. Et je m'en excuse. Ne m'en voulais pas trop...

Je voudrais aussi vous remercier de tout coeur pour tous vos messages. J'ai essaye de répondre à toutes, j'ai surement du en oublier certaines, je m'en excuse. Mais MERCI. Un grand merci à toutes. Vous ne pouvez pas savoir le bien que ça fait de savoir que vous appréciez ma manière d'écrire et le thème même.

J'ai essayé de faire passer beaucoup de choses dans ce texte, un certains nombres de mots ont leurs significations. Je voulais avoir votre avis pour quelque chose mnt. Voilà, je comptais faire ma prochaine OS en vous racontant tout simplement un moment que j'ai vécu avec eux. Un moment auquel je ne pense pas que vous vous y attendiez. Je voudrais savoir si ça vous tente, ou si vous préférez toujours toute cette partie imaginaire qui est la base de mes écrits. Je ne sais pas si je m'exprime bien cette fois là, mais j'aimerai avoir votre avis.

Je vous embrasse,
Marine




Si vous en avez le temps et l'envie, venez me noter ici ==> x <==



Finalement je n'aurais pas eu le temps de vous mettre une autre OS. J'ai plutot profité de mon Olivia, celle qui me sert de meilleure amie, et j'ai préféré passé un peu de temps avec elle et son copain. Je suis désolée les filles... Je vous embrasse. Une nouvelle OS sera là dans deux semaines, et vous allez vivre mon moment. Certaines connaissent déjà, mais raconté d'une autre manière ça donne toujours quelque chose de plus, non?

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 12:17

Modifié le samedi 27 septembre 2008 18:27

____Quel est le plus cadeau qu'un de vos amis à pût vous faire ? Je ne vous parle pas forcément du plus grand en volume ou en poids, simplement de celui qui vous a le plus étonné et celui qui vous a rendu le plus heureuse. Quand cette personne vous l'a-t-elle offert ? A quelle occasion ? Je vais vous parler de mon cadeau. Celui qu'on m'a offert le 11 juillet 2008. Certaines connaissent déjà cette histoire, dans les moindres détails certainement... D'autres ne la connaissent pas du tout, et ne l'auraient jamais imaginé, et pourtant. On pourrait parler d'OS ici, mais je ne sais pas vraiment si c'est exactement le mot. Une One Shot, oui, mais une fiction je ne crois pas. J'écris pour faire part de tout ce que j'ai ressenti. T O U T. Absolument tout. Le 11 juillet 2008, beaucoup de choses ont basculées pour moi, après l'appel de ma meilleure amie. Après cette annonce de mon Olivia.

____Pourtant cette journée du 11 juillet 2008 avait commencé comme toutes les autres. Une journée de soleil dans le sud de la France, à me prélasser au soleil près de la piscine d'un bleu magnifique, tout en lisant. Une pure source de bonheur. Mais elle s'était terminée par mon petit frère qui m'appelait pour me dire qu' « Oli » était au téléphone, et qu'elle devait ABSOLUMENT me parler. Ca ne faisait pas 10 jours que je l'avais quitté après notre semaine de bonheur à Barcelone, après notre concert de malade. Après l*'avoir vu de tellement près sa basse dans les mains, et avoir put un peu rêver pendant près d'une heure et demi. Rêver de leur musique et de leurs paroles. Après s'être dit qu'on allait peut être devenir « moins » fan à cause de nos études et de ce qu'ils sont devenus. Elle m'appelait. Alors qu'on pensait seulement communiquer par mails, j'étais en France et elle en Belgique, pas toujours facile pour les factures de téléphone... Entendre sa voix me fait sourire, elle est toute excitée, et je ne comprends pas. Elle me demande de m'asseoir, ce qui ne fait qu'augmenter ma curiosité, c'est vrai la dernière fois qu'elle m'a dit de le faire elle rompait avec son copain. Alors je ne vous dis pas, j'avais tant de scénarios qui se dessinaient dans mon esprit : elle a cassé, quelqu'un est mort ? Non, rien de tout ça. L'annonce de ce précieux cadeau. « J'ai gagné une rencontre avec les Tokio Hotel. » Vous connaissez ce groupe, non ? Vous ne seriez pas ici autrement, c'est vrai, suis-je bête. J'aimerai pouvoir vous décrire ce que j'ai ressenti à ce moment. Mais je ne peux pas, je ne trouve pas les mots à placer pour exprimer cet instant. Peur. Anxiété. Adrénaline. Joie. Désir. Plaisir. Bonheur ? Tous ces mots ne sont pas encore les bons... Seuls mes cris peuvent témoigner de ce que je ressens, des cris qui font rire Olivia et sa mère... Tu m'étonnes... Des cris de joie comme cela on ne les entend pas tous les jours. C'est tellement étrange comme moment, on vous annonce quelque chose qui depuis le temps vous avez paru tout simplement impossible, quelque chose qui à vos yeux n'est pas accessible. Quelque chose auquel vous sembliez ne pas avoir le droit, vu toutes les tourmentes auxquelles vous aviez dû faire face à cause d'eux. Mais non. Apparemment vous aussi vous y aviez le droit, grâce à elle. Grâce à celle que vous appelez meilleure amie et que vous aimez de tout votre être depuis quelques temps.

____Rapidement nous avons trouvé un moyen pour me permettre de remonter sur Bruxelles pour la rencontre qui devait avoir lieu dans moins de deux jours, le 13 juillet 2008 pendant un festival belge. La dernière représentation des quatre garçons en Europe... Je rentrais la veille de la rencontre, dans un train bondé et où je n'avais pas de place assise. Mais peut m'importait, j'allais les rencontrer. Je dis ça, mais sur le moment je ne réalisais pas du tout ce qui allait se passer. Tout mon entourage me disait profite de ce moment qu'il y a avant la rencontre, de ce moment pendant lequel tu peux te dire que rien n'est fait, et que tout va commencer. Un moment qu'on aimerait apprécier, mais qui est tellement difficile à vivre parce qu'on n'est pas encore conscient de ce qu'il va nous arriver. D'ailleurs, le suis-je vraiment aujourd'hui ? A part quand je regarde ma photo ? Toujours est-il que 8 heures de train plus tard, et deux heures de retard, je suis dans la gare de Bruxelles. J'attends Olivia. Une scène de retrouvailles digne des plus grands films hollywoodiens plus tard, nous voilà ensemble, pour le meilleur, cette fois.

____Je ne vous raconterai pas tout ce qui a put être fait, dit, échangé pendant la dizaine d'heure qui a précédé la rencontre. Ca serait parler pour ne rien dire, ce qui n'est pas la finalité même de cet écrit. Finalité que vous comprendrez arrivé à la fin de mes mots... Donc, avant la rencontre devait se dérouler le passage des garçons sur la scène de Werchter. Un concert court, mais le plus intense en émotions que je n'ai jamais vécu. Je mélangeai tout à travers ses* mots. La joie, mais aussi la peur. J'avais la peur au ventre, peur de ne pas savoir comment réagir face à eux, peur de ne pas paraitre ce que je voudrais devant eux, peur de réagir comme je ne le souhaite pas, peur de voir des larmes sur mon visage. Une anxiété qui se sentait dans ma façon d'apprécier le concert. J'aimais, c'est sûr, mais nous étions relativement loin de la scène, et en présence de toutes les personnes qui n'aimaient guère le groupe, ou en tout cas semblait ne pas apprécier le fait que des fans puissent chanter leurs chansons à côté d'eux. Bref, ce fut un concert qui me laissa sur ma faim : pas de rescue me, de Geh, de Forgotten Children ou de By Your Side. Un peu toutes mes chansons préférées... Quand la dernière note de Through the Monsoon résonna, j'étais déjà partie pour rejoindre le point de rendez vous pour la rencontre, la main d'Olivia dans la mienne. Finalement nous serons une quinzaine à porter l'autocollant Guest Tokio Hotel M & G. Un honneur pour nous deux. Une quinzaine à entrer dans les loges et à voir Toby (VSD, c'est-à-dire Garde du corps du groupe) arriver. Une quinzaine à se mettre en ligne derrière lui, « like ducks ». Une quinzaine à le suivre pour nous emmener dans la loge du groupe.

____L'entrée dans cette loge se fait dans le plus grand silence, un peu comme si on s'attendait à les voir déjà installé là. Mais non, ils n'arriveront que plus tard. Beaucoup plus tard. Les règles du jeu nous sont expliquées par Toby : nous ne pourrons faire signer qu'une chose par personne, et il ne faut surtout pas crier ou avoir de réaction hystérique quelconque. Rester calme est le mot d'ordre. Un nouveau garde du corps arrive, me regarde, puis Olivia et repart. Il nous lance le même regard qu'à Barcelone, c'est étrange. Do you think he remembers us? Sure! Ils rentrent tous les quatre soudainement, alors que je ne m'y attendais pas vraiment. Il règne un silence un peu déroutant dans la salle, c'est la première fois que j'assiste à une séance d'autographes aussi silencieuse. Ca parle un peu allemand à côté de moi, Tom nous fait un joli sourire et répond à notre remerciement. « You're welcome ». Bill, qui ne répond pas. Georg, puis Gustav. Chacune aura eu des sourires de chacun des membres. Un petit plaisir personnel.

____Le moment des photos arrivent. J'espère tout bas que ce soit Georg au milieu, pas seulement parce qu'il est celui que j'admire le plus dans le groupe, mais parce qu'il a été le plus présent sur scène au concert. Mon v½u est exaucé, pour la première fois de ma vie. Il est au centre avec le chanteur. Une photo un peu atypique non ? Les premières personnes passent, prennent la pose et repartent l'appareil photo en main et toutes heureuses. Des jeunes garçons mal à l'aise. Des jeunes ados un peu trop à l'aise à mon goût, qui ne se gêne pas pour demander un bisou à Bill ou à se placer non pas au milieu mais entre les jumeaux, histoire de bien faire enrager Georg, et faire sourire Bill à la vue des grimaces de deux meilleures amies. (J'étais en fait en face de Bill, en diagonale de Georg et Oli, face à Georg et en diagonale de Bill. Et sur la photo de cette jeune ado, pas forcément très intelligente, Bill sourit avec toutes ses dents. Mais la question qu'on se pose, est ce qu'il regarde la caméra ?) Bref, c'est maintenant au tour d'Olivia. Je crois que je ne l'ai jamais vu dans cet état. J A M A I S. Elle est aux anges. Elle pose et une fois la photo prit repart en prenant l'appareil photo qui devait me servir aussi. Je ne m'en suis pas rendue compte malheureusement, c'est seulement une fois face à quatre hommes très intimidant, que je me rends compte qu'elle est parti avec mon faiseur de souvenirs. Je l'appelle, ce qui fait sourire les garçons dans un premier temps, puis les fait carrément rire en voyant qu'elle semble vraiment ailleurs et que je suis en train de parler dans le vent. C'est un garde du corps qui comprend, et la rappelle pour qu'elle rende l'appareil. Ma photo peut enfin être prise. Je peux enfin récupérer l'appareil photo, leur dire merci et rejoindre les autres qui ont déjà prit leurs photos. Oli est avec eux. Nos yeux brillent, et les milliers d'étoiles qui s'y trouvent témoignent de ce que nous sommes en train de vivre.

____On peut y retourner une fois que tout le monde a prit sa photo, c'est maintenant le moment de donner les cadeaux. Ils n'auront rien de moi. Je vous avoue que je ne vois pas pourquoi je devrais leur offrir quelque chose alors que dernièrement ils m'ont déçu par leurs comportements. Bref. Certaines personnes donneront des cadeaux, dont Olivia. Je garderai ce moment vraiment magique entre nous. Peut être que j'ai peur de perdre cette magie en vous le racontant ? Des regards, voir de nombreux regards seront échangés pendant la fin de la rencontre. Notamment pendant qu'une jeune handicapée donne son cadeau à Bill et Georg. Les deux autres sont en retrait, comme pendant toute la rencontre. On se retrouve à cinq autour de la jeune fille. Les deux membres du groupe, Oli, une fan et moi. C'est un moment magnifique, une tout autre relation était en train de naitre. Autre chose que cette relation : fan-star. Encore une fois je ne peux pas mettre de mots sur cet échange, proposez en moi, je pourrais vous dire si vous vos rapprochez ou pas de ce sentiment.

____Ils partent quelques temps après, une sortie ponctuée par les « Thanks for coming » de Bill. La rencontre est terminée. Mon rêve vient de se dérouler. Et je viens de vous le raconter.



____Je voudrais maintenant prendre un peu le temps d'analyser cette rencontre avec vous. J'ai eu beaucoup de commentaires de votre part me disant que vous trouviez comme moi que les garçons avaient beaucoup changé depuis l'époque Devilish. C'est vrai, et je l'ai énormément ressenti pendant la rencontre. Entre les sourires qui sonnaient tellement faux de Bill, et l'absence de Tom. C'était étrange. Différent d'avant. Beaucoup m'ont aussi dit qu'ils vous avaient déçus, et je vous comprends. C'était la même chose pour moi, je pense que même que pour d'autres raisons je peux même encore parler de cette déception au présent. Néanmoins j'aimerais vous parler un peu d'eux. Des quatre garçons qui nous ont fait rêver, et qui nous font encore rêver. Qu'est ce qui est la cause de votre déception ? Est-ce comme moi le fait qu'ils ne soient plus aussi proches de nous qu'ils ne l'étaient avant ? Est-ce le fait qu'ils soient partis aux Etats Unis en nous laissant derrières, seules ? Je comprends. C'est ce que je pensais aussi l'année dernière, et même jusqu'à il y a un ou deux mois. C'est vrai, ils nous ont laissées. Nous, leurs fans françaises. Mais pensez donc à toutes ces allemandes ? Leurs premières fans ? Qu'ont-elles eu pour leur dernière tournée ? Un concert. Une unique date pour les voir. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de compter le nombre de dates qu'ils ont fait en France. Vous savez comme moi, qu'ils en font bien plus dans notre pays. On a même eu le droit au Parc des Princes, un concert qui selon vos dires, je ne suis pas allée à ce concert, a été magnifique et pendant lequel ils ont été brillants dans tous les sens du terme. C'est vrai, les allemandes les ont laissé tomber parce qu'ils sont partis en France. Et je reste persuadée qu'ils l'ont ressenti comme une profonde défaite. C'était leur pays d'origine, et ils en ont perdu le soutien. Ils sont partis aux Etats Unis. C'est vrai. Ils y sont depuis quelques temps maintenant. Mais je voudrais vous dire certaines choses à propos du groupe. Tout d'abord à propos du fait que Bill chante en anglais : il l'a dit, et cette phrase est vrai, s'il le pouvait Bill chanterait toujours en allemand. Et pourtant ce n'est pas ce qu'il fait, c'est vrai. Les producteurs ont une très forte emprise sur le groupe vous savez. Cette image de Boys Band préfabriqué je ne suis pas sûre que ce soit celle qu'ils souhaitent donner. Etre un groupe pour pré pubères, merci bien. Ensuite concernant les Etats Unis, de nouveau les producteurs ont un grand rôle dans cette histoire. Pourquoi croyez-vous qu'ils restent si longtemps là bas ? Pour pouvoir se garantir le plus d'acheteurs potentiels du prochain album du groupe. Ils savent que nous, européennes, nous serons là. Prêtes à acheter l'album qu'il soit en anglais, allemand ou toute autre langue. Nous serons là, ou en tout cas je l'espère pour vous. Bill n'est pas forcément très heureux de rester là bas. Croyez-moi. On leur avait bien parlé de pause pour pouvoir peaufiner l'album, et à la place on leur rajoute des émissions et des passages télévisés dans un pays dont ils ne maitrisent même pas encore la langue. Pour finir, je voudrais vous demander quelque chose. Vous et moi, fans de ce groupe, il faut que nous restions toujours derrière eux. Il faut que nous les soutenions dans tout ce qu'ils font. Ne boycottez pas leurs passages dans des émissions américaines, ne soyez pas jalouses de toutes ces filles qui auront le droit de les voir. Si vous saviez, ils n'ont pas tellement de fans là bas : sur la dernière tournée américaine les salles étaient minuscules et à moitié remplies de journalistes... Témoigniez leur toujours ce respect dont nous sommes seules en sont capables. Ils ont besoin de nous, ne les abandonnez pas. C'est la meilleure façon de les faire douter, et de faire retardez leur retour chez nous. On les a aimé, on les aime, on continuera de les aimer quoi qu'ils fassent. Il le faut, pour eux.




Bonjour les filles. J'espère que vous allez toujours bien, et que ce que je viens de vous écrire vous plait encore une fois. Je voudrais vous remercier de tout mon c½ur pour vos messages qui me touchent tous plus les uns que les autres. Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous m'apportez à travers tous ces mots, ces compliments et ces témoignages. J'en apprends un peu plus sur vous à travers tout ça...
Concernant ce que je viens de vous écrire, je pense que je n'ai rien d'autre à dire. A part peut être que demain je vais à une remise de prix néerlandaise où ils devaient aller, et où ils ne seront pas finalement. Une désillusion de plus, une déception de plus. Bien que j'essaye toujours d'appliquer ce que je vous ai dit dans mon OS. J'espère qu'un message est passé, j'attends vos réactions qui je l'espère seront encore une fois nombreuses.
Je ne vous aie en aucun cas raconté mon histoire pour me créer des problèmes avec qui que ce soit, qu'on soit bien clair là-dessus. Et encore moins pour me la raconter comme pourrait le penser certaines personnes, je ne l'ai fait que parce que je ne savais pas comment vous introduire ma façon de penser autrement. Aussi, comprenez le fait de ne pas mettre ma photo avec eux en entier. Je vous en laisse un petit aperçu cependant.

Je vous embrasse,
Marine



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Allez y !!

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 06:13

Modifié le samedi 11 octobre 2008 05:02

. . . . . . « La relation qu'entretiennent Bill et Tom est très fusionnelle, ils passent leurs temps à se faire des . câlins, des bisous à se réconforter, à se tenir la main. Chacun protège sa moitié. C'est très mignon de . les voir si complice ! Dans ces moments là je regrette d'être fils unique. » . Georg Listing. . . . . . .

  . .    . .  . . « La relation qu’entretiennent Bill et Tom est très fusionnelle, ils passent leurs temps à se faire des  .  câlins, des bisous à se réconforter, à se tenir la main. Chacun protège sa moitié. C’est très mignon de  .  les voir si complice ! Dans ces moments là je regrette d’être fils unique. » . Georg Listing.  .  .   . .   . .





____Hier. Hier. Hier. Ce mot, je me le répète depuis hier. Nous étions le 30 mars 2008. Et aujourd'hui nous sommes le 31 mars 2008, jour des 21 ans de mon hobbit joufflu préféré. Et du seul qui existe d'ailleurs. Mais pas seulement. Le 31 mars 2008 sera aussi le jour de ma perte.


Flashback
____J'ai mal. Je sais qu'il va mal : Je peux ressentir s'il n'est pas bien, et ça, même si je ne suis pas avec lui. Je suis présent sur les lieux depuis plus de cinq heures, pour une opération qui se devait bénigne, une opération qui devait lui rendre sa voix. Une opération qui allait tout remettre en ordre. Nous rendre son sourire. Nous rendre son rire. Nous rendre sa joie. Nous rendre sa voix. Nous rendre ses gestes. Nous rendre Bill. Et pourtant. Cette opération est trop longue, beaucoup trop longue. On m'avait parlé de quelques heures seulement. Pas de cinq heures d'attente, de doute, et de stress immense. Je souffre, comme lui. Je le sais, il ne va pas bien mais je ne peux rien faire pour qu'il aille mieux. J'aimerai le rejoindre, lui dire combien je l'aime, que je pense à lui tout le temps. Que j'ai besoin de lui pour aller bien. Mais je ne peux pas. Ces murs m'en empêchent. Les murs de la salle d'opération. Il est coincé entre quatre murs avec tous ces gens autour de lui, en train de l'examiner, de le toucher et de lui faire du mal alors qu'il ne demande qu'à aller mieux.

« Laissez mon jumeau tranquille s'il vous plait... Courage Bill, je t'aime. »

Flashback



____J'ai si peur de ça. Si peur de ce auquel je vais devoir faire face. Je ne veux pas, et pourtant mon esprit me force à penser dans ce sens là. Et si, ça ne changeait rien ? Et si ce n'était pas le moyen de le retrouver pour ne jamais plus être séparé. Et si ? Tellement de si... J'ai peur Bill... Comment as-tu fait toi ? Est-ce venue tout simplement, as-tu fait quelque chose pour qu'elle vienne te chercher ? Pour qu'elle t'emmène si loin ? Pourquoi... Oh pourquoi Bill ! Pourquoi m'as-tu fait ça ? Je ne voulais pas ! NON ! Je voulais encore vivre notre rêve, tous les quatre. Comme toujours. Comme quand nous étions gosses, si innocents et que la médiatisation ne nous avait pas encore tellement changé. Comme au temps de Devilish, au temps de notre rêve si beau. Je veux. Tout de suite. Je te veux près de moi. Je veux te revoir me parler des heures alors que tout ce que tu me dis ne m'intéresse pas. Je veux encore t'entendre me parler de Green Day, te moquer de moi et de ma musique, de Samy Deluxe. Je veux que tu me sermonnes encore sur ma façon de jouer avec toutes ces filles qui transitent par mon lit. Je veux te voir, devant moi. Comme avant. Je veux. J'en ai besoin. Maintenant. Je ne tiendrais pas autrement. Et tu le sais. S'il te plait, reviens-moi. Bill, je t'aime.

« Je ne peux pas vivre sans Bill, on fait toujours tout ensemble, on se dit tout, on est inséparables. »



Flashback
____Non. Il n'avait pas le droit de me dire ça. Ce n'est pas permit. Comment un médecin peut-il m'annoncer cela avant lui ? C'est à moi de lui dire. Mais que le monde est injuste. Comment trouver les mots justes ? Les mots qui le réconforteront malgré la nouvelle destructrice ? Je crois que j'ai encore plus peur que quand je ressentais son mal. Je veux mourir, tout de suite. Sur place. Pour ne pas devoir lui dire. Je veux tellement de choses en ce moment. Revenir en arrière et revoir son sourire. Le revoir chanter. Me regarder alors qu'il me chante notre chanson et que je joue avec tout mon c½ur. Oh, que j'ai peur. Encore plus qu'avant de monter sur scène devant nos dizaines de milliers de fans. Pas d'adrénaline pour cette fois, là réside toute la différence. Je suis devant le pas de ta porte, et j'entre. Tu es souriant, heureux de me retrouver et tu ne te doutes pas une seconde de ce que je vais t'annoncer. Moi, ton frère, ta chair. Je vais t'annoncer ce qui risque de te détruire.
__ Bill, l'opération est un échec. Tu risques de ne plus retrouver ta voix.

____Je te regarde, paralysé par la peur de ta réaction. Tu cries, mais aucun son ne s'échappe de tes cordes vocales. Tu les détruis encore un peu plus. Ta voix d'ange, celle qu'aiment toutes ces filles qui nous suivent. Toutes ces fans. Elle ne reviendra pas. Tu ne la retrouveras pas. Notre succès nous a consumé jusqu'à nous détruire. Je ne pensais pas qu'ils en seraient capable, et pourtant. Ils nous ont détruits. Ce putain de contrat nous a tués.
__ Bill, arrête s'il te plait. Ca ne sert à rien. Te détruire encore plus les cordes vocales n'est pas la solution. Tu le sais comme moi.
__ -faiblement, trop faiblement- Mais Tommy, je ne suis rien sans ma voix. Rien. Strictement rien. C'est ma voix qui fait de moi ce que tu vois.
__ Non Macky ! Ne pense pas ça ! Regarde-moi. On va trouver une solution, je te promets. Quitte à te faire jouer du triangle, mais on va trouver une solution. Fais-moi confiance petit frère. Il me faut ta confiance. Parce que, Bill, je t'aime.


« Dieu a voulu que je sois l'homme parfait, mais il a raté et a réussi dix minutes après. »

Flashback



____Je croyais l'avoir ta foutu confiance. Bill. Pourquoi ? On aurait réussi à trouver une solution. C'est sûr. Tu sais pourtant que dans ce genre de situation je suis le meilleur quand il s'agit de trouver une solution. J'y arrive toujours. Regarde cette fois où tu allais te noyer après avoir trop bu, c'est moi qui étais là pour te sauver de la mort. Tu m'avais dit que tu me faisais confiance, alors pourquoi ? Pourquoi, mais pourquoi ? Tu nous as détruits Bill. Tous les quatre. Encore une fois, tu as fait preuve d'égoïsme, ton pire défaut. Celui que tu essayais tous les jours d'améliorer. Mais sur ce coup là tu t'es planter petit frère. Tu te souviens de cette phrase Bill ? Cette promesse qu'on s'était faite ? Je vais devoir l'accomplir aujourd'hui. Mais pas par devoir comme tu l'aurais sûrement pensé, mais parce que je ne peux pas faire autrement. Mon Dieu, et maman ? Tu as pensé à maman ? Cette femme qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui. Cette femme que j'ai chérie pendant 18 ans de ma vie. Peut être la seule femme de ma vie. On sera égoïstes ensemble, pour une fois.

« Bill, Maman, je vous aime. »



Flashback
__ Je suis désolé. Nous n'avons rien put faire. Nous ne sommes pas arrivés à temps. Il a eu le temps d'avaler assez de médicaments pour mourir. Il nous a été tout simplement impossible d'agir.
__ Mais attendez, je suis dans un rêve non ? J'ai le temps d'aller me prendre un café dans le couloir d'à côté, je reviens et vous me dites que l'être qui m'est le plus cher, est mort.
__ Je suis désolé.
__ Mais j'en ai rien à faire de vos excuses ! Comment suis-je supposé réagir maintenant ? Vous m'avez prit mon jumeau. Je. Enfin. Vous.

____Ca y est Bill. Je n'arrive plus à aligner trois mots. Tu es parti. Je ne t'ai même pas senti partir. J'ai tellement honte, je savais que tu souffrais, mais pas à ce point. Je m'excuse d'avoir été un si mauvais frère. J'aurais dût être là pour toi toujours. Je suis désolé. Je n'étais pas là. Je me hais pour ça, même si je sais parfaitement que de là où tu es tu penses que je n'ai rien à faire dans cette histoire. Non, je n'ai pas été nul, c'est ça que tu penses à ce moment précis de ma vie. Et pourtant... Mon c½ur est meurtrit à jamais. C'est si dur de devoir te dire au revoir. Le comprends-tu ? Peut être. Entends-tu mes cris ? Mes coups ? Mes plaintes ? Mes larmes de douleur ? Une moitié de moi vient de m'être enlevée, j'halète. Je ne peux plus respirer normalement. Ils m'assoient, ils essayent de me faire aller mieux, me faire respirer normalement. Mais je ne peux pas. Tu n'es plus là.

« Chacun d'entre nous a sa raison de vivre, si un jour sa raison de vivre part, alors la vie ne vaut plus la peine d'être vécue. La mienne s'appelle Bill. »


Flashback



____Mon nom était Tom Kaulitz. Il restera gravé dans les esprits : le guitariste d'un groupe qui marqua toute une génération. Le guitariste du groupe Tokio Hotel. Un groupe qui a fait hurler d'envie et d'horreur des milliers de personnes et dont le passage ne laissa jamais indifférent. Un groupe qui vivait de la présence et de la fidélité de ses fans. Des fans qui étaient toujours là pour rappeler que le sacrifice qu'il avait du faire en valait la peine. Un groupe qui aurait put se noyer dans son rêve, sachant qu'elles seraient toujours derrière eux. Un groupe dont le guitariste se donna la mort pour retrouver son frère jumeau dans un monde meilleur.

« Bill j'arrive, je t'aime. »







Euh. J'avoue que je ne sais pas du tout quoi dire sur ce que je viens d'écrire. J'ai versé pour la première fois des larmes en l'écrivant. Et en la relisant aussi. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais j'étais dans cette histoire. A la place de Tom. Je voudrais déjà m'excuser parce que cette OS est plus courte que toutes les autres que j'ai put déjà rédiger. Mais plus forte en émotions, hors : « il ne faut pas abuser des bonnes choses ». Donc je pense qu'il valait mieux la faire courte.
J'attends vraiment de savoir ce que vous en pensez. C'est encore une de ses OS qui me vient alors que j'observe un peu les gens qui m'entourent. Je ne sais plus exactement comment elle m'est venue. Mais elle est là. Je ne sais pas du tout quand arrivera la prochaine parce que je n'en ai plus en réserve. =S Excusez moi. Et je repars pour Lille cette après midi pour trois semaines. Je ne pense pas rentrer avant début novembre et les 18 ans de mon Olivia... =')Voilà, voilà.
Bon, sinon ma soirée d'hier soir. Géniale!! 2-3ème rang à l'avancée en étant arrivés au dernier moment, c'est qu'on gère pour avoir des bonnes places!! =') Plein de regards avec des artistes un peu foufou!! ^^ Une Kate Deluna tout simplement énorme. Hooverphonic:extraordinaire, et la plus belle surprise de la soirée! Et les Fall OUt Boy... Et bien grâce à la super organisation de la cérémonie, ils les ont gardés pour la fin... Donc on a put les entendre chanter sinon on ne pouvait plus rentrer sur Bruxelles. XD Mais on pourra toujours dire qu'on les a vu! ^^ Bref. C'était vraiment pas mal, mais on est un peu restés sur notre fin. Pourquoi les TH n'étaient-ils pas là? Hein? Telle est la question... Ca aurait put être tout simplement énorme avec eux...
Merci, je vous aime.
Marine


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Allez y !!

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 13:30

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 04:42